UTILISATION DES COOKIES : en poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation personnalisée, des publicités adaptées à vos centres d’intérêts et la réalisation de statistiques. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici 

Jean-Guy de Ruffray, Associé, Altana

Interviews
Outils
TAILLE DU TEXTE

Le Monde du Droit a interrogé  Jean-Guy de Ruffray qui vient d'être coopté associé du cabinet Altana.

Pourquoi avez-vous accepté d’être promu associé ?

La question serait plutôt à poser aux associés d’Altana qui m’ont fait confiance ! Plus sérieusement, il s’agit évidemment d’une étape importante dans la vie d’un avocat, en termes de développement et de visibilité. J’ai rejoint Altana à sa création en 2009, à une époque où nous étions environ 25 avocats. J’ai vu ce cabinet grandir, s’étoffer de nouvelles compétences y compris en IP/IT, pour atteindre environ 80 avocats et devenir un acteur majeur du marché. Je pense que notre modèle, basé sur une certaine agilité de ses avocats et une transversalité vécue (et non simplement vantée, comme souvent), associées à une souplesse du cabinet et un niveau de compétence digne des plus grandes structures est plus que jamais d’actualité.

Quels sont vos domaines de compétences ?

J’ai une compétence « traditionnelle » dans tous les domaines de la propriété intellectuelle, que ce soit en soft IP (marques, droit d’auteur) ou en brevets, que je continue à faire vivre en conseil et en contentieux, dans des secteurs d’activité très variés. Aujourd’hui mon activité est pour plus de la moitié concentrée sur la transformation digitale, avec une activité contractuelle très développée, et la protection des données à caractère personnel. Je parle évidemment de programmes de conformité au RGPD, mais également toutes les questions que pose ce texte dans la structuration de nouveaux services dont se dotent les entreprises, et les questions de cybersécurité associées. Notre structure pluridisciplinaire nous offre également de faire régulièrement du transactionnel, que ce soit en restructuring ou en M&A.

Quels sont vos axes de développement pour le cabinet ?

Le cabinet doit encore renforcer sa présence internationale. Le fait que nous soyons un cabinet français indépendant est une force, puisque nous n’avons aucune contrainte dans le choix des confrères avec lesquels nous entendons travailler dans les autres pays. Nous avons la particularité d’être dotés d’un Japan Desk rare sur le marché, avec la capacité de traiter des questions très variées, y compris en IP/IT et en langue japonaise, avec un relais fort dans le cadre d’une relation privilégiée avec un cabinet japonais.

Par ailleurs, je crois beaucoup en l’importance de la question des données (personnelles ou non) en tant qu’actif, pas seulement sous l’angle des contraintes réglementaires mais celui de leur valorisation, et plus généralement de la part croissante du digital dans l’économie. J’en fais un axe de développement particulier, tout en ne négligeant pas les secteurs plus traditionnels. Mon activité m’amène donc à la fois à conseiller des start-up dans le domaine numérique, mais également des groupes soumis à la transformation numérique et qui cherchent à sécuriser leurs relations avec leurs prestataires. La mise en œuvre du RGPD et les contraintes qu’il pose est un axe de développement majeur : au-delà de la date du 25 mai et de l’agitation générée par ce texte, je pense qu’il pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, et les mois voire les années à venir vont être consacrés à trouver des solutions innovantes pour nos clients !

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)