Lexafrika veut permettre l’automatisation des actes conformes au droit OHADA

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Lexafrika a pour ambition de proposer tous les documents juridiques dont les start-up, TPE, PME ont besoin pour créer et développer leur activité en Afrique.

Créée à l’initiative du cabinet d’avocats d’affaires Bruzzo Dubucq, situé à Aix-en-Provence, Lexafrika est une legaltech qui a pour ambition de proposer des actes juridiques répondant aux besoins des entrepreneurs, TPE, PME, start-up à un prix abordable.

Cédric Dubucq, Président de LexAfrika, explique la genèse de Lexafrika : "Nous sommes des avocats passionnés par l’innovation et l’entreprenariat.
Ceci étant, et à la faveur de nombreuses expériences juridiques africaines, je me suis souvent retrouvé assez perplexe devant la complexité légale et administrative. Il devenait impératif de sécuriser cet ensemble, et de le simplifier. Nous avions envie de créer une plateforme facilitant l’accès au droit OHADA, afin que l’avocat puisse jouer son rôle de conseil dans la stratégie juridique et apporter une plus-value incontestable. Nous avons commencé à voir émerger aux Etats unis et en Europe quelques d’outils pour négocier les contrats à destination des entreprises. En tant qu’avocats, nous avons pris conscience du besoin qui existait en matière de rédaction d’acte. Avec l’intelligence artificielle, l’automatisation, et des modèles d’actes de très haute qualité, nous avons fait de ce projet une réalité."

Générer des actes conforme au droit OHADA

Les actes de la plateforme sont rédigés par des avocats et personnalisés par l’entrepreneur.
Lexafrika entend offrir un accompagnement à 360° pour les chefs d’entreprises, en leur permettant de disposer d'un service juridique sur mesure, à leur portée, et conforme au droit OHADA.
Les actes en question vont de la création d’entreprise à des levées de fonds en passant par des recrutements de salariés, des pactes d’associés, des accords de confidentialité.

"En Afrique, et dans le monde en général, le système est réfléchi pour les très grandes entreprises, qui ont les moyens de se défendre. Nous nous adressons à la très large majorité de sociétés trop souvent oubliées. Avec une triple promesse : la simplicité, la qualité et des prix raisonnables.", indique Cédric Dubucq

Comment cela se passe ? Lorsqu’un entrepreneur a besoin d’un document, il utilise la plateforme, choisit l’acte dont il a besoin, remplit les champs au fur et à mesure, puis télécharge son acte au format word ou pdf.
Il peut ensuite appeler un avocat disponible dans son pays pour que ce dernier réponde si nécessaire à des questions inhérentes à l’acte ou à toute autre problématique juridique.

Un réseau d’avocats partenaires

La plateforme repose sur un réseau d’avocats partenaires, "L’Avocat vous Répond", qui a vocation à s’agrandir. Aujourd’hui, une centaine d’avocats a candidaté pour bénéficier de la future visibilité de la plateforme.
Les avocats partenaires doivent accepter de réduire leurs honoraires de 25%, pour accomplir les diligences nécessaires, et de ne jamais facturer le premier appel d’environ 30 minutes.
"Notre volonté est d’interpeller les entrepreneurs sur l’utilisation de modèles gratuits ou quasi-gratuit proposés par certains sites sans passer par un avocat, peut se révéler très dangereuse. Le modeste coût de notre service est gage de qualité, et permet ainsi d’éviter les mauvaises surprises", précise Cédric Dubucq.
Les fondateurs* de la plateforme Lexafrika vont notamment s’adresser aux cabinets d’avocats d’affaires avec la promesse d’augmenter leur compétitivité et par conséquent d’accroitre leur marge.

Devenir la référence en Afrique

Lexafrika veut devenir la référence du marché. "Nous ne sommes pas la transposition d’une plateforme qui existerait déjà en Europe ou aux Etats-Unis, et notre service est exclusivement conçu et dédié pour l’Afrique", affirme Cédric Dubucq. Il vise 5 millions d’utilisateurs à l’issue de l’année 2018 et générer 12 millions de documents. "Nous espérons, dans cinq ans, convaincre environ 20 millions de chefs d’entreprises. Notre fierté serait surtout, grâce à cette offre, de développer l’entreprenariat africains trop souvent confronté aux obstacles juridiques et à la paperasse administrative", ajoute le Président de Lexafrica.

Le lancement de la plateforme est prévu pour le mois d’octobre, avec une cinquantaine d’actes juridiques dès à présent et plus de 150 d’ici 2018.
Une soirée de lancement de Lexafrika est prévue le 24 novembre prochain à Saly au Sénégal, au cœur d’une conférence regroupant des start-up africaines.

Arnaud Dumourier (@adumourier)

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*Cédric DUBUCQ (Président), David YBERT DE FONTENELLE (Directeur Général) , Philippe BRUZZO (Chargé du développement international), et Thomas BERNARD, (Responsable des partenariats).